Abolir l’expérmimentation animale? Oui, on peut le faire!

Ne pas chercher à se couvrir, entre autre par l’expérimentation animale faite au préalable, afin de se dé-responsabiliser lorsqu’un produit donne la mort au lieu de soigner.

Oui, les méthodes de recherche sans animaux de laboratoire faisant le même effet et ayant le même optique thérapeutique existent.

Cette réflexion personnelle fait suite à tous les propos mensongers qu’on nous tient depuis des années déjà.

Je tire mon chapeau aux personnes qui œuvrent afin de promouvoir et d’utiliser des moyens autres, comme la culture de cellules souches, par exemple, et aux gens – chercheurs et inventeurs d’instruments et de machines fabriqués sur mesure – qui permettent de pratiquer des méthodes de recherche sans animaux de laboratoire.

Oui, cela existe donc. Il suffirait de faire preuve de bonne volonté et d’humanité également et de ne plus penser qu’à son seul profit sous le couvert d’être bienfaiteurs. Si, si, parce que la culture de l’humanisme permet tout et n’importe quoi dans certains domaines.

A cet effet, je désire mettre au premier plan l’article suivant paru dans le courrier des bêtes de décembre, soit:

Sortir de l’expérimentation animale

Nombreux sont les écrits, articles de presse, tracts, slogans concernant anti vivisection. L’expression « vivisection » est inconnue dans la législation sur la protection des animaux. Sept articles de la loi sur la protection des animaux et trente-sept de l’ordonnance traitent des expériences sur les animaux; ce sont des chapitres importants destinés à encadrer l’expérimentation animale.

Ces dispositions suffisent-elles à satisfaire les protecteurs des animaux?

Non, leur application ne correspond pas toujours à diminuer, voire supprimer l’expérimentation animale et à la remplacer par des méthodes de recherche scientifique qui n’ont pas recours aux animaux (méthodes alternatives).

La Protection Suisse des Animaux PSA présente une étude sur l’actualité des expériences sur les animaux et propose des méthodes et moyens pour « sortir de l’expérimentation animale », comme on sort du nucléaire.

La brochure du Dr méd. vét. Julika Fitzi critique, documents à l’appui, les recherches actuelles qui ne sont plus défendables au point de vue éthique, qualifiant certaines de douteuses, de routines inacceptables et prônant un enseignement sans expérimentation animale et l’abandon des expériences critiquables quant à leur valeur et à leur fiabilité.

Elle indique ce que chacun de nous peut faire pour un avenir sans recherche sur les animaux.

A ntore avis, il s’agit de la meilleure présentation actuelle du problème très contesté de l’emploi d’animaux dans la recherche scientifique, animaux qui ont droit à une existence sans souffrance.

La brochure en français peut être obtenue sans frais au bureau de la SVPA – tél. 021/784 80000 ou par courriel: svpa@svpa.ch.

Ajout personnel: je note qu’il y a vétérinaire et vétérinaire, de ceux qui se trouvent des excuses et qui nous précisent que d’autres chiens ont dû souffrir au préalable pour que le nôtre soit vacciné et sauvé et d’autres – les bons pour ma part – qui vous prouvent, dossiers à l’appui, qu’il y a d’autres alternatives.

Triste bilan de la Journée mondiale des animaux de laboratoire

(19|04|11) Le paradoxe: alors que détenir des animaux domestiques est strictement réglementé par la loi en Suisse, on fait subir chaque année des tourments intolérables à des centaines de milliers d’animaux dans le cadre des expériences. Au lieu de remplacer ces expériences par des alternatives existantes, le nombre d’animaux devant faire les frais de ces procédés très cruels augmente d’année en année. Dans sa brochure de 26 pages, la Protection Suisse des Animaux PSA informe sur ce thème de société qui est un véritable tabou..

Chaque année, quelques 700’000 animaux sont utilisés en Suisse pour les expérimentations. Et la tendance est à la hausse. Dans les 27 Etats de l’UE, plus de 12 millions d’animaux vivants ont fait l’objet d’expériences et de tests en 2008. A l’échelle mondiale, ce sont chaque année environ 115 millions d’animaux qui vivent péniblement les expériences accablantes menées dans des laboratoires industriels, universités et autres instituts de recherche. La hausse enregistrée dans les degrés – fortement critiqués – de gravité 2 et 3 des expériences, où les animaux doivent subir de grandes souffrances, est également effrayante.

En comparaison de l’année précédente, la statistique fédérale 2010 des expérimentations animales révèle une augmentation massive, chiffrée à 1950 animaux, dans le degré de gravité 3, soit celui des expériences à contraintes élevées. Dans ces degrés de gravité supérieurs, les animaux subissent de fortes douleurs, des souffrances persistantes, de graves atteintes, une grande peur ou des dommages notables et durables portés à leur état général. Parmi les tortures qu’ils doivent supporter, il faut relever des maladies infectieuses à issue fatale, des cancers sans euthanasie préalable, des interventions chirurgicales telles que des transplantations d’articulations ou d’organes, ouvertures de la cavité thoracique, ablations des intestins, la production de fistules stomacales, l’implantation d’électrodes ou de cathéters de longue durée dans la cervelle, des rayons et des brûlures, des chimiothérapies, etc. S’ils ont « survécu » à l’expérience, ils sont de toute façon tués ensuite.

Le paradoxe réside dans le fait que la majorité des expériences implique pour des êtres vivants et très sensibles de fortes douleurs, de grandes souffrances, peurs et des atteintes durables. C’est précisément contre cela que la loi suisse sur la protection des animaux aimerait réellement lutter – mais elle fait une grande exception dans le domaine des expériences sur animaux.

Enfermés à vie et rendus malades

A elle seule déjà, la détention d’animaux de laboratoire pose le plus souvent problème et n’est nullement conforme aux règles de l’art. Contrairement à ce qui se passe pour la détention d’animaux domestiques, nettement mieux réglée par la loi sur la protection des animaux qui prévoit des modalités répondant aux besoins des espèces concernées, les animaux de laboratoire sont enfermés leur vie durant, souvent sous des conditions proches de la stérilisation, dans des cages de plastic et, fréquemment, dans un isolement social et un espace extrêmement restreint, sans lumière du jour ni possibilités d’occupation. Et comme si tout ceci n’était pas suffisamment contraignant, on leur fait subir toutes sortes d’expériences que l’être humain ne supporterait jamais. C’est ainsi qu’en Suisse, chaque année, de nombreux animaux sont empoisonnés, mutilés et traumatisés, ils sont infectés par des virus, bactéries et parasites, doivent endurer la faim et la soif, ils sont étouffés ou subissent des électrochocs, on provoque chez eux des infections, inflammations, infarctus, attaques et cancers, les os leur sont brisés, les yeux cousus, les organes enlevés et réimplantés.

Modèles d’animaux ou monstres?

Mais parce que tout ceci ne satisfait pas encore l’esprit du chercheur, dans l’intervalle – pour la seule recherche fondamentale suisse – plus de 125’000 animaux sont dégradés au moyen de la manipulation génétique pour devenir des dénommés modèles d’animaux, mais parfois plutôt de petits monstres. Il en résulte des créatures sensibles à la douleur et au stress, comme par exemple des souris nues, ou atteintes de tumeurs ou du diabète, ainsi que ce que l’on appelle des souris knock-out ou knock-in. Pour la production de ces animaux génétiquement manipulés, des « animaux délégués » sont coproduits, triés et tués en grande quantité, parce que ceux-ci sont déjà, au sein de l’élevage, malades, faibles ou non viables, ou alors la caractéristique que l’on cherchait à produire par le génie génétique n’est pas ou pas suffisamment présente et, par conséquent, est jugée inadéquate par les chercheurs. En l’occurrence aussi, une détention se rapprochant des règles en la matière n’est presque pas possible – en raison de la faiblesse du système immunitaire, il faut pour la détention des animaux, hormis une nourriture spéciale et des litières sans poussière, un environnement aseptisé à température et humidité constantes. Autrement dit, de tels animaux doivent renoncer dans la plus large mesure aux besoins spécifiques de leur espèce, comme par ex. une nourriture et une mobilité correctes, la possibilité de ronger, creuser ou grimper comme il se doit et une vie sociale.

Et que faisons-nous?

Il est le plus grand temps de se demander ici, dans une société de progrès et ouverte, comment se fait-il que des expériences sur animaux contraignantes à ce point peuvent vraiment avoir encore lieu, comment peuvent-elles être autorisées et défendables au plan éthique. Pourquoi ce traitement macabre et paradoxal – si l’on pense à la détention d’animaux domestiques – de nos compagnons à quatre pattes n’a pas encore été remplacé depuis longtemps dans le domaine expérimental par des méthodes de substitution ou alternatives. Nous devons également nous demander si nous voulons continuer à mettre nos recettes fiscales à disposition des chercheurs de l’expérimentation animale, en particulier de la recherche de base universitaire, eux qui ne nous expliquent guère comment se passe la détention des animaux de laboratoire, quelles sont les recherches faites et dans quel but, et quels efforts concrets sont faits pour réduire et remplacer les expériences sur animaux. Au demeurant, la Suisse investit chaque année plusieurs centaines de millions de francs provenant des impôts dans des projets de recherches menés avec des animaux de laboratoire. Et en contrepartie, un montant annuel de 425’000 francs seulement est prélevé sur nos impôts pour la recherche de méthodes alternatives ou de substitution (Fondation Recherches 3R), ce qui explique aussi les maigres fruits de la recherche sans animaux de laboratoire en Suisse.

Une nouvelle brochure de la PSA sur l’expérimentation animale vous explique

La Protection Suisse des Animaux s’est occupée de la situation et de son contexte. Dans sa nouvelle brochure de 26 pages consacrée à l’expérimentation animale*, vous découvrez la toile de fond et les faits concernant l’un des plus grands sujets tabous de notre société. En éditant cette brochure, la PSA entend donner avant tout des réponses aux jeunes. En particulier sur le point de savoir si les expériences sur animaux effectuées aujourd’hui sont vraiment inévitables et pourquoi, dans notre pays hautement développé, il est plus que grand temps de se consacrer à une recherche sans expérimentation contraignante pour les animaux.

La brochure „Méthodes de recherche sans animaux de laboratoire“ est pour le moment disponible seulement en allemand. Une version française est en préparations.

Pour tout complément d’information:

Dr med. vet. Julika Fitzi, Protection Suisse des Animaux PSA, Service spécialisé
Expérimentations animales/génie génétique, téléphone 071 310 12 38
ou 079 332 02 54
Dani Winter, service de presse de la PSA, mobile 079 707 42 79

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Une réflexion sur “Abolir l’expérmimentation animale? Oui, on peut le faire!

  1. Kikou Gladys ! interressant ton billet… A notre époque ,je pense qu’il y a d’autres moyens de recherche que de faire des expériences sur les animaux… je trouve ça lamentable… il faut absolument bannir l’expérimentation animale !!ça fait trop mal de voir ces pauvres bêtes enfermées dans des cages subir de tels traitements !!
    Bonne fin de week-end à toi
    gros bisous

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